A Locoal, les sonneurs vibrent à l'électro   Création du bagad avec Pascal Lamour, dans le cadre du Trophée Ronsed Mor  
       
 

Dans sa tête, c'est un homme orchestre, mais sur scène, il aime bien , par-dessus tout être bien accompagné : Pascal Lamour, vannetais d'origine est un musicien atypique dans le paysage culturel breton. A la fois sonneur, chanteur traditionnel et compositeur de musique électro. Il marie ses amours, vendredi soir, avec le bagad de Locoal Mendon.Le profil de cet artiste quadragénaire est étonnant.

  " Je suis issu de la famille de la musique traditionnelle en ayant appris à sonner avec les anciens, avant de suivre les cours du conservatoire classique de Vannes, et de me mettre ensuite à la musique électronique au gré des rencontres, mais aussi des possibilités offertes progressivement par l'ordinateur. Je fais donc une synthèse du traditionnel, du classique et de l'électronique. " explique t il pour donner les grandes lignes de sa démarche créatrice avec le bagad de Locoal-Mendon.  
 
     

Pascal Lamour et Dédé Le meut en répétition Photo : ouest France

 
         
 

Pour une première du genre, " war hent ar garantez ", sera interprétée vendredi soir, dans le cadre du Trophée Ronsed Mor : " Sur le chemin de l'amour " avec un clin d'œil complice à son patronyme.

   
         
 

45 minutes d'un brassage technique audacieux dont l'idée a germé il y a deux ans au hasard de conversations liées entre deux concours traditionnels. Pas de quoi déranger un sonneur de Locoal. " Ce n'est pas n'importe quel bagad, ses membres ont l'habitude des rencontres. Ils ont une grande capacité d'écoute " pour avoir déjà flirté avec des formations comme la Marmite infernale ou les Trompettes de Paris, ce qui simplifie l'approche de la musique électronique que Pascal Lamour signe sur un registre harmonique.


 

" Je propose aux sonneurs des modifications électroniques de mes propres jeux ajoute-t-il précisant qu'il n'emprunte jamais rien pour des samples, ayant le souci, s'il ne se sent pas capable de produire lui-même le son désiré, de demander à quelqu'un, par exemple un batteur de caisse claire, de se faire enregistrer. " Dans une musique bretonne qui n'est pas à une audace près, Pascal Lamour sait, tout de même raison garder. Lors de ce concert, après l'introduction du bagad, il jouera aussi de la clarinette, de la bombarde et chantera en breton vannetais accompagné par deux guitares, avant de s'envoler sur la création. " Je dis parfois que j'ai deux rêves : Jouer avec un bagad et avec un orchestre classique " Le premier se réalise

 
Gildas JAFFRÉ.Ouest France le 11 mai 2005
     

 

 
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