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Tous les ans, le musicien
et compositeur vannetais, Pascal Lamour participe au trophée Ronsed-Mor
à Locoal-Mendon. Cette année, point de concours, mais une
création musicale originale: bagad-électro.
Pendant longtemps,
Pascal Lamour a voyagé grâce aux instruments de musique,
grâce à leurs sons. Mais le dub-sonneur adepte des machines,
vient de passer du voyage virtuel au voyage tout court. Après le
Brésil au début 2005, il est récemment rentré
de trois semaines au Vietnam.
S'ils lui ouvrent aujourd'hui de nou-veaux chemins de création,
ces voyages étaient plus des opportunités que des rêves.
Les deux grands rêves du musicien sont autres : jouer avec un bagad
et avec un orchestre classique. Le premier est en passe de se réaliser.
Vendredi, avec les musiciens du bagad de Locoal-Mendon; il proposera une
création musicale : " War hent ar garantez " (Sur les
chemins de l'amour). " Je suis un habitué du concours de
sonneurs de Ronsed-mor. Au fil des éditions, l'idée de créer
un lien entre la musique du bagad et la musique électronique est
née ", raconte Pascal Lamour.
Comme d'habitude, le compositeur a créé ses nouveaux morceaux
dans son studio, sur ses machines, mais c'est la première fois
qu'il entend sa musique jouée par 45 musiciens. " C'est
un gros travail d'écriture, mais c'est en écoutant le bagad
qu'on se rend compte de l'existence de cette musique. La puissance de
pupitres lui donne d'ailleurs une sonorité inattendue... "
Nouvel album en novembre
Ces nouveaux morceaux sont les prémisses de l'album. Dès
juin, un deux titres de promotion devrait sortir chez L'Oz, également
producteur de Didier Squiban. L'album, lui-même, est attendu pour
novembre. On y retrouvera bien sur le bagad de Locoal-Mendon. Sans doute
aussi des rythmiques inspirées du Brésil et de nouveaux
ins-truments ramenés du Vietnam... " j'ai envie de faire
une musique traditionnelle d'une ethnie qui n'existe pas ! ",
résume le musicien voyageur. Mais d'ici-là, après
une semaine de travail commun intensif, Lamour et Locoal ouvrent leur
chemin commun au public.
Catherine Lozac'h
Le Télégramme du 12 mai 2005
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