Le bagad et Pascal Lamour : une rencontre fusionnelle  
   

Une pierre blanche dans la longue histoire des pérégrinations musicales auxquelles se livrent les bagadou.
Jamais aucun bagad n'était allé aussi loin dans la voie de l'électronique. Et la magie a opéré. Plus qu'une conjugaison, comme les Ronsed-mor l'avaient vécue avec Denez Prigent et ses effets techno, avec les jazzeux de la Marmitte Infernale ou les Trompettes de Paris sur leur dernier album, la rencontre avec Pascal Lamour, samedi au Trophée, fut une véritable fusion, une union presque charnelle.
Fusion des sons et des rythmes jusqu'à la débauche, cette union avait un côté orgiaque particulièrement roboratif. Rarement, la musique bretonne n'avait paru si moderne, si avant-gardiste. Sans pour autant perdre de son âme ou de son essence. Chantante, irrésisti-blement dansante, la musique née de cette union était aussi profondément traditionnelle. Un très grand moment, un immense bonheur.

le Télégramme Lundi 16 mai 2005

 
   
 
   
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