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son aspect tout comme son propos, le premier album de Pascal Lamour se veut
un reflet de l'importance des rythmes du monde sur la musique actuelle. Attention, comprenons nous bien, il n'est nullement question de techno-opportunisme ni de ravalement de façade sous une couche de vernis "world". Ce CD inclassable, introspectif, défie les lois du marché et de la monotonie. Si l'on parle de multi-instrumentalisme, ce n'est pas ici un terme galvaudé. Lamour joue presque de tout et c'est un régal (mais comment fait-il ?). Le résultat sur la platine délaisse l'uniformisation et le standard pour prendre les voies plus sinueuses d'un mélodieux progressif oriental mâtiné de jazz, absolument attachant et parfaitement maîtrisé. Un résultat auquel on ne s'attend pas, et qui n'est pas du tout hermétique, bien au contraire. Je retiendrai longtemps moÿtura, lui et lui-même et orientales. Oniric 1996 |
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